Décaissement : parce que « Bonne chance et adieu! » ne constitue pas une stratégie de retraite
Concevoir la retraite pour l’ensemble du parcours professionnel des employés, pas seulement le point de départ

Pourquoi le débat sur la retraite ne peut se limiter aux économies
Le remplacement des régimes de retraite à prestations déterminées (PD) par des régimes à cotisations déterminées (CD) et des REER collectifs se voulait un moyen de donner aux employés plus de contrôle sur leur avenir financier. En réalité, il s’agissait d’une stratégie de réduction des risques. Les employeurs, cherchant à réduire la volatilité de leur bilan et l’imprévisibilité du financement, ont transféré ces risques à leurs employés. En réalité, cette promesse de contrôle s’est avérée un fardeau accablé de complexité. Il est alors devenu clair que la gestion des revenus de retraite, une fois épaulée par les employeurs, a été transférée aux employées de façon sournoise.
Si les stratégies d’accumulation sont bien établies et largement avancées, la phase de décaissement, c’est-à-dire la manière dont les revenus sont versés à la retraite, reste sous-développée. Et c’est précisément à ce stade, à savoir celui des dépenses, que la plupart des stratégies de retraite risquent de s’avérer insuffisantes.
Sans une conception intentionnelle, les organisations peuvent causer de l’incertitude et de l’anxiété involontaires chez leurs employés au moment même où ils ont le plus besoin de clarté et de stabilité. La retraite ne se résume plus à la question de savoir combien vous épargnez, mais plutôt si ces économies peuvent durer toute une vie.

Pourquoi est-ce important pour les entreprises?
L'insécurité du revenu à la retraite ne se limite pas aux employés à titre individuel. Elle se répercute sur l'ensemble de l'organisation :
- Le report de la retraite a une incidence sur la stratégie en matière de talents, la planification de la relève et la flexibilité de la main-d'œuvre.
- L'augmentation des coûts des avantages sociaux peut résulter du fait que les travailleurs âgés restent plus longtemps dans le régime.
- Le roulement du personnel et la pénurie de talents augmentent à mesure que les jeunes employés voient leurs possibilités d'avancement diminuer.
Dans les milieux de soins directs, l'éducation à la petite enfance et les métiers spécialisés du secteur manufacturier, la pression sur les salaires et le stress financier sont des réalités persistantes. L'insécurité liée à la retraite vient ajouter une couche d'anxiété qui nuit à la performance au travail. Lorsque la retraite semble hors de portée, la pression financière s'intensifie, réduit la concentration au travail et contribue au désengagement ainsi qu'à un roulement plus élevé du personnel. En l'absence d'un revenu prévisible, la retraite devient un risque aux contours incertains tant pour l'employé que pour l'employeur.
De l’accumulation au déclassement : un écart critique
Pour les participants à un régime d’accumulation de capital, la planification de la retraite ne s’arrête pas à la fin de leur carrière. Elle marque le début d’un parcours financier de 20 à 30 ans au cours duquel ils doivent :
- Gérer le risque de placement;
- Planifier les retraits en fonction des conditions du marché;
- Planifier en fonction de l’inflation;
- Se protéger contre le risque d’épuisement de leurs économies;
Et souvent, ils doivent faire tout cela sans soutien ni conseils structurés.
Souvent, les Canadiens convertissent les actifs de leur régime à cotisations déterminées en fonds de revenu viager (FRV) ou en fonds enregistré de revenu de retraite (FERR), mais ces instruments offrent de la flexibilité, pas de la sécurité. Ces comptes ne pourraient jamais remplacer un revenu de retraite prévisible à vie et n’ont jamais été conçus à cette fin. Sans stratégies de retrait structurées ni protections institutionnelles, les retraités sont souvent laissés dans l’incertitude quant à la durée de leurs économies.
Une autre option courante, la rente viagère, peut offrir une certaine sécurité, mais elle a un coût. Le coût et le manque de flexibilité des rentes constituent un obstacle important pour de nombreux retraités.
Consciente de cette lacune, l’Association canadienne des organismes de contrôle des régimes de retraite (ACOR) a récemment mis à jour ses lignes directrices, invitant les promoteurs de régimes à réfléchir non seulement à la manière dont l’épargne est constituée, mais aussi à la manière dont le revenu de retraite est versé. 2Cela marque un changement radical dans les attentes des employeurs qui offrent des REER collectifs ou des régimes à cotisations déterminées.

Les employés et les écarts en matière d’épargne-retraite
Il est rare que les gens aient confiance en leur retraite.
L’économie comportementale montre que les retraités ont souvent du mal à dépenser en toute confiance, même lorsqu’ils ont suffisamment épargné.
Même ceux qui ont suffisamment épargné retirent souvent leur argent de manière trop prudente, par crainte de la volatilité ou de coûts imprévus. Le résultat? Une qualité de vie moindre et un stress financier qui pourrait être évité.
Les jeunes travailleurs, quant à eux, risquent de se désengager complètement. Sans une vision claire de la manière dont l’épargne d’aujourd’hui se traduira en revenus demain, la motivation à commencer tôt s’affaiblit.
Ce désengagement s’accentue avec le temps et conduit à des résultats de retraite inégaux entre les générations.
Il ne s’agit pas d’un problème personnel, mais d’un problème de conception des régimes de retraite
Certains affirment que les régimes à cotisations déterminées responsabilisent les employés en leur offrant plus de choix. Mais un choix sans structure est un risque, pas une liberté.
Contrairement aux solutions modernes, qui offrent un revenu prévisible à vie, la plupart des participants à des régimes à cotisations déterminées doivent composer avec :
- Le risque de séquencement : retirer ses fonds dans un marché baissier
- Le risque de longévité : vivre plus longtemps que prévu
- Le risque comportemental : dépenser moins par peur ou dépenser trop sans s’en rendre compte
Et tout cela se produit sans la surveillance ou les protections institutionnelles sur lesquelles les participants comptaient pendant leurs années de travail.

Que font les grandes organisations pour garantir la sécurité des revenus de retraite?
Les employeurs n’ont pas besoin de revenir aux anciens modèles de retraite pour améliorer les résultats. De plus, l’écart entre les stratégies actuelles telles que les rentes viagères différées à un âge avancé et les fonds à date cible contourne le problème sans vraiment le résoudre.
Les organisations de premier plan commencent à reconnaître que des revenus de retraite prévisibles doivent être intégrés dans la conception même du régime. Cela signifie :
- Des flux de revenus à vie assortis d’une protection contre l’inflation et de prestations de survivant
- Une calculatrice de revenu de retraite, afin que les participants sachent à quoi s’attendre à la retraite.
- Des programmes d’éducation financière qui couvrent toute la carrière des employés.
- La certitude des coûts et la certitude des revenus. L’un ne doit pas se faire au détriment de l’autre.
Alors que le Royaume-Uni expérimente des parcours de revenus guidés, plusieurs employeurs et innovateurs canadiens en matière de retraite explorent des solutions qui allient flexibilité et stabilité des revenus. Le modèle du Régime des CAAT, qui offre la solution de retraite par excellence, intègre un revenu à vie dans la conception du régime de base, éliminant ainsi la fatigue décisionnelle et améliorant les résultats.
Une meilleure conception de régime de retraite comble les écarts d’épargne
Le paysage canadien de la retraite est en pleine mutation. La réglementation élargit la responsabilité des employeurs. Les gens vivent plus longtemps. Et les travailleurs prennent leur retraite plus tard, souvent sans le vouloir.
Les stratégies d’épargne qui s’arrêtent à la retraite exposent à la fois les individus et les organisations. L’inaction en matière de versement de revenus ne fera pas que miner la confiance des employés, elle fera également grimper les coûts, perturbera la planification de la relève et rendra les organisations vulnérables aux pressions liées au vieillissement de la main-d’œuvre.
Il est temps d’agir. Non pas en compliquant les choses, mais en concevant de meilleurs régimes qui intègrent le revenu dans la solution dès le premier jour.

Construisons ensemble la sécurité financière
Les programmes de retraite entièrement gérés par le Régime des CAAT visent à assurer un revenu à vie et un soutien institutionnel. Que vous souhaitiez passer de votre offre de régime à cotisations déterminées ou d’éliminer complètement le processus de prélèvements ou de décaissements, nous pouvons vous aider à découvrir les possibilités.
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Sûr. Évolutif. Conçu pour l’avenir
Sources
- Agence de la consommation en matière financière du Canada, Le bien-être financier des Canadiens, 2023
- Association canadienne des organismes de contrôle des régimes de retraite, Ligne directrice de l’ACOR no 3 : Ligne directrice sur les régimes de capitalization, 2024 https://www.capsa-acor.org/Documents/View/2119